Henry MORET (1856-1913)

Lot 193
30 000 - 50 000 €
Résultats avec frais
Résultat: 77 475 €

Henry MORET (1856-1913)

Rentrée des bateaux à Doëlan, circa 1908-1910
Huile sur toile.
Titrée et numérotée au dos «n°43 Rentrée des bateaux (Douelan)» sur le châssis, inscription au crayon bleu sur la traverse centrale du châssis: «PH17309».
46 x 61 cm
Un certificat d'authenticité en date du 14/05/2018 sera remis à l'acquéreur établi par Monsieur
Jean-Yves Rolland qu l'incluera dans son catalogue raisonné actuellement en préparation.

Bibliographie générale sur l'artiste:
André Cariou, Les peintres de Pont-Aven, Editions Ouest France, 1999, page 114
Henri Belbeoch et René Le Bihan, 100 peintres en Bretagne,Editions Palantines, 1995, p.144
Charles-Guy Le Paul, L'impressionnisme dans l'Ecole de Pont Aven, La Bibliothèque des Arts, 1983, p.197 et s.
Originaire de Cherbourg, Moret tombe amoureux de la Bretagne dès 1876 lors de son service militaire à Lorient. A ses débuts très conventionnel, formé auprès de Jean-Léon Gérôme et de Jean-Paul Laurens à l'Ecole des Beaux-Arts, son style change rapidement. Lorsqu'il rencontre Gauguin à Pont-Aven (1886), son oeuvre reflète déjà une adhésion aux conceptions impressionnistes. Il évolue aux côtés de ceux que l'on regroupera plus tard sous le nom d'Ecole de Pont-Aven, installé entre Pont-Aven, Lorient et le Pouldu.
L'année 1895 marque un tournant chez Moret: il s'émancipe de l'influence de Gauguin qui part à Tahiti. Il devient aux côtés de Loiseau et Maufra l'un des protégés de Durand-Ruel. Son nouveau marchand, rencontré au Salon des Indépendants (1894 et 1895), le libère de soucis financiers. Prenant alors son indépendance, Moret s'installe définitivement avec son épouse dans le petit village de pêcheurs de Doëlan.
Isolé mais néanmoins non loin de Pont-Aven et du Pouldu, son travail s'épanouit dans une synthèse brillante entre impressionniste et synthétisme pontavénien revendiquant une opposition contrastée de couleurs chaudes et de couleurs froides. L'atmosphère bretonne est rendue par des couleurs suggestives des sentiments que la nature provoque chez lui.
Moret décrit avec poésie la lumière crépusculaire de fin de journée de la «Rentrée des bateaux à Doëlan». Le ciel se reflète dans la mer en associant des nuances de roses, mauves et verts.
Son refus du réalisme est clairement marqué par un traitement presque en aplat des surfaces colorées et découpées (champs, rochers, voiles, barques, reflets, mer) selon des arabesques précises. Les voiles sont peu gonflées par le vent et le retour au port est lent, suggéré par les rames en actions. En renforçant les principes de compositions élaborés à Pont-Aven et au Pouldu, celui que ses amis qualifiaient de «loup de mer solitaire» parvient à représenter les paysages bretons comme personne.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue